S’exprimant en marge d’une journée d’étude sur l’évolution du rôle des associations dans le secteur de l’ESS organisée par le centre d’information, de formation, d’études et de documentation sur les associations (IFEDA), Ayari a souligné que la version du projet de loi a été reformulée suite aux séances d’audition de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de l’union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) et suite aux propositions faites par le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi et par celui de l’agriculture.

Ce projet de loi définit l’ESS dont le champ d’application s’étend à tous les domaines avec un intérêt soutenu au secteur de l’agriculture, a-t-elle dit, ajoutant qu’il vise, aussi, à créer la richesse et à contribuer à fournir des postes d’emploi supplémentaires, à instaurer un développement équitable et juste entre les régions et à impulser la croissance.

L’initiative législative de l’UGTT qui remonte, a-t-elle rappelé, au 30 novembre 2016 s’inscrit dans le cadre du projet “PROMESS” visant à promouvoir les organisations et les mécanismes de l’économie sociale et solidaire mis en œuvre en Tunisie par l’organisation internationale du travail (OIT) moyennant un financement de 8 millions de dinars. La réalisation de ce projet s’étale de 2016 à 2019.

Le représentant de l’OIT, Fakhreddine M’hedhbi a fait savoir que ce projet est mis en œuvre dans les gouvernorats du nord-est (Jendouba, Siliana, Le Kef et Béja) et qu’une enveloppe de 2,5 millions de dinars a été mobilisée pour financer des projets dans ces régions, parallèlement à l’organisation de sessions de formation pour faire connaître le concept d’économie sociale et solidaire.

Monsieur Ramzi El Heni, juge administratif, chargé de mission auprès du ministre de la relation avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’homme a fait savoir qu’une loi organique relative aux associations sera élaborée avant le deuxième trimestre de 2018.