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Date : 25/11/2019
«Une agence qui se veut différente… »

A la tête de l’Aneti à l’âge de 32 ans, Youssef Fennira rêve d’une agence d’emploi qui met les relations humaines au cœur de son activité et de sa façon de travailler, une agence moderne qui se positionne comme un acteur local sur la région Mena, arabe et sur le continent africain…mais surtout une agence d’emploi qui se veut différente. Avoir une vision claire de ce qu’il souhaite faire dans un avenir proche lui permet de garder le cap et de se recentrer plus facilement pour aller encore plus vite. Dans cet entretien, Fennira est revenu aussi sur les problématiques du marché de l’emploi, les chantiers qu’il compte entamer et dévoile son plan pour mener ces changements à bien face à un marché du travail en pleine transformation


Comment jugez-vous le marché du travail ?

Le marché du travail a une particularité : plusieurs chercheurs d’emploi (diplômés et non diplômés) ont des difficultés à trouver un emploi, à l’heure où plusieurs entreprises peinent à combler des postes. Cette situation, en apparence contradictoire, découle de la difficulté d’atteindre une parfaite adéquation entre les demandes et les offres disponibles sur le marché. Pour aider ces jeunes à s’y préparer face aux perturbations observées dans les emplois et les compétences, l’équilibre de cette équation se joue sur comment peut-on mettre à la disposition de ces jeunes générations tous les outils d’employabilité, à l’heure où ils s’apprêtent à occuper les emplois de demain.

Ce qu’il faut retenir à ce niveau c’est que le marché du travail s’est transformé en profondeur et il est temps de comprendre et de lever le voile sur ces transformations. Aujourd’hui, on n’est plus dans une approche des savoir-faire et le diplôme ne devient qu’une étape. D’où l’obligation d’aller encore plus loin pour parler, aujourd’hui, d’approche par compétences, savoir-être et savoir devenir…, car l’entreprise n’a plus besoin d’un diplôme, mais d’un candidat bien organisé, qui a l’esprit d’équipe, un comportement spécifique, qui maîtrise bien les outils de communication…

C’est une nouvelle approche et une nouvelle façon de voir les choses, car on n’a plus l’habitude, de nos jours, de rester très longtemps dans un même métier comme le faisaient les générations d’avant. On peut même changer de métier au sein de la même entreprise. Ceci veut dire qu’on doit développer des qualités qui vont au-delà de notre diplôme (qualités de flexibilité, d’adaptabilité, de polyvalence…).

Selon des études réalisées dans ce cadre, plus de 85% des métiers en 2030 n’existent pas aujourd’hui et de nouveaux métiers vont émerger en Tunisie : avocat augmenté, médecin numérique, éducateur de robots…C’est pourquoi on a besoin d’une approche basée sur de nouvelles compétences (esprit analytique, innovation, leadership, apprentissage actif, intelligence émotionnelle, prise de l’initiative…).

L’Aneti est, donc, au cœur de cette transformation ?

Absolument. L’Aneti est obligée de suivre cette transformation. Ce n’est plus un choix, car notre agence est le principal vis-à-vis des deux cibles : les chercheurs d’emploi (quels qu’ils soient diplômés ou non diplômés) et les entreprises. Si elle n’écoute pas les besoins de l’entreprise, l’agence ne va jamais pouvoir adapter les besoins aux chercheurs d’emploi. Donc, le marché du travail doit être considéré comme une grande chaîne de valeur. Cela n’est possible qu’avec la coordination entre plusieurs organismes, car le marché du travail commence dès l’école jusqu’au niveau de l’enseignement secondaire et supérieur qui doit adapter l’ensemble de ses programmes aux besoins du marché du travail pour finir par l’emploi, l’employabilité, et la formation professionnelle.

L’Aneti arrive à la fin de cette chaîne et elle devrait répondre aux besoins d’une génération de plus en plus exigeante. A cette fin, on a élaboré une vision qui s’est construite au fur et à mesure de visites sur terrain effectuées dans les 24 gouvernorats de la Tunisie, entre juillet et novembre 2019. Une tournée qui a permis d’analyser l’écosystème de chacune des régions, d’entendre l’ensemble des 1.500 employés de l’Aneti et d’examiner, surtout, la réalité des besoins. Une enquête de satisfaction des entreprises et des chercheurs d’emploi a enfin été effectuée pour identifier les pistes d’amélioration potentielles pour notre agence.

Quels sont, donc, les principaux axes de votre vision pour s’adapter à un marché d’emploi en pleine transformation ?

Avant d’entrer dans les détails de notre vision, il est important de rappeler que l’Aneti existe pour animer le marché de l’emploi au niveau national, régional, local et sectoriel, à travers la mise en œuvre des programmes de promotion de l’emploi et d’insertion des jeunes, la facilité de la réinsertion dans l’économie nationale des travailleurs émigrés après leur retour définitif, la disponibilité de l’information et de l’orientation professionnelle des chercheurs de formation en vue de leur insertion dans la vie active…

Ainsi, pour pouvoir jouer pleinement son rôle et s’adapter à la transformation du marché de l’emploi, l’Aneti a élaboré une première vision sur ce qu’elle peut faire pour tout l’écosystème du marché du travail. Cette vision est partie du constat qu’il y a un manque de stabilité sur le marché de l’emploi, dans un contexte économique et social difficile. A cet égard, la vision 2020-2030 de l’Aneti s’articule autour de deux piliers importants qui sont un « espace entreprendre modèle » et « une agence de l’emploi modèle ». Ce choix s’explique notamment par le fait qu’on n’arrive pas à consacrer le temps qu’il faut pour ces formations, car le poids administratif des différents contrats (Karama, Sivp, Cides, Cefe, etc) est très lourd, à l’heure où on enregistre un manque de moyens humain, matériel…

L’idée n’est pas d’élaborer une vision pour laisser les engagements s’estomper pendant un certain temps. C’est pourquoi on a mis en place une vision sur 10 ans, qui a principalement pour ambition d’ancrer l’Aneti, qui se dote de 89 bureaux d’emploi sur tout le territoire contre 24 espaces entreprendre, dans une phase de stabilité nécessaire pour répondre à ces objectifs.

Pour « l’Agence d’emploi modèle », il est nécessaire aujourd’hui de mieux comprendre les nouveaux défis auxquels sont confrontées les agences d’emploi. De nombreux aspects tels que les programmes de formation dispensés aux jeunes chercheurs d’emploi, les types d’accompagnement individuel et collectif (chercheurs d’emploi et entreprises), l’aménagement des espaces, la spécificité des régions ou encore l’écosystème qui entoure les agences d’emploi sont autant de défis qui méritent d’être revus pour apporter des solutions plus adaptées. L’Aneti doit, donc, à travers ces agences d’emploi, répondre de façon efficace aux enjeux de la décentralisation.

S’agissant de « l’espace entreprendre modèle », l’entrepreneuriat constitue une des opportunités majeures de création d’emploi aujourd’hui en Tunisie et dans le monde. Notre agence souhaite, donc, s’appuyer sur son réseau d’espaces entreprendre dans tout le pays pour devenir une locomotive de l’entrepreneuriat et faciliter son accès pour tous les citoyens. Ainsi, une commission a été mise en place pour définir de nouveaux axes qui pourraient définir un espace entreprendre modèle et introduire des notions aussi importantes que l’économie sociale et solidaire, l’esprit entrepreneurial, l’incubation, l’idéation…

Comment voyez-vous l’Aneti de demain et que devez-vous faire concrètement pour atteindre vos objectifs ?

Le chantier de l’Aneti ne s’arrête pas à ce niveau, car le rêve d’avoir une agence d’emploi modèle et un espace entreprendre modèle n’est réalisable qu’à travers une vision élaborée à travers une approche participative et qui s’inscrit dans une dynamique nationale. Cette vision s’articule autour de quatre axes, l’un lié à l’autre, à savoir : la digitalisation, la communication, le savoir-faire et la qualité. Notre objectif est d’avoir une agence d’emploi qui se veut différente.

Pour le premier axe, la digitalisation complète de l’Aneti est prévue pour le début de l’année 2022. Cette mesure permettra à l’ensemble des chercheurs d’emploi et des entreprises de bénéficier de la majorité des services de l’Aneti sur le site web ou encore leur smartphone. Un système de matching intégré est en cours d’élaboration et prévoit d’être prêt au début de l’année 2021. L’entrepreneuriat sera également touché par cette digitalisation avec la création d’un « Lab digital » regroupant l’ensemble des initiatives liées aux espaces entreprendre présents dans les 24 gouvernorats du pays. L’ouverture sur le monde est également un défi majeur que l’Aneti a choisi de relever avec la mise en ligne, avant la fin de l’année 2019, du site Aneti International qui permettra de mettre en contact les citoyens tunisiens avec des entreprises de plusieurs pays partenaires pour d’éventuels recrutements. Autre avantage de la même importance, la procédure de digitalisation complète aura un impact direct sur l’efficacité du travail au sein des agences d’emploi en permettant de réduire considérablement les procédures administratives pour mieux se consacrer aux formations et accompagnement des entreprises et des chercheurs d’emploi.

S’agissant de la communication, l’objectif est d’avoir une agence reconnue, d’où la nécessité de moderniser les outils de communication de l’Aneti pour toucher un public cible souvent jeune. A cette fin, une stratégie a été mise en place depuis le mois d’août pour développer les moyens de mieux atteindre les citoyens et de mieux les informer sur l’actualité des agences d’emploi et des espaces entreprendre de leurs régions. L’accent a ainsi été mis sur la communication digitale avec la création (en plus du compte facebook) d’un compte instagram, twitter et d’une chaîne youtube depuis le mois d’octobre.

Concernant le savoir-faire, on rêve d’une agence riche de ses femmes et hommes. En effet, la satisfaction totale du citoyen ne peut se faire sans l’épanouissement et la montée en compétence du personnel de l’Aneti. Il est, donc, important de se focaliser sur l’aspect « Ressources Humaines » pour garantir à la famille Aneti, une plus grande clarté dans leur évolution de carrière. Dans ce cadre, l’Aneti Academy sera l’un des projets phares des deux prochaines années. Cette Académie interne (également ouverte sur l’ensemble du continent africain et le Moyen-Orient) permettra de travailler sur une logique de gestion de carrière du personnel et de mettre en place un référentiel de formation solide qui pourra s’adapter aux bouleversements et aux innovations toujours plus rapides. Enfin, un large programme de modernisation de l’approche des ressources humaines a été lancé pour instaurer de nouveaux outils de management permettant de mieux développer l’esprit d’initiative au sein de notre agence. L’objectif est de faire de l’Aneti un hub en matière de formation professionnelle et d’emploi, en permettant à d’autres pays de profiter de nos formations.

Finalement pour la qualité, notre agence a entamé depuis le mois de juillet l’ensemble des procédures pour se conformer à la norme ISO 9001, liée au service client. En effet, l’Aneti a la volonté de passer d’une approche bien trop souvent quantitative à une approche qualitative qui met le citoyen et ses exigences au centre de son action pour être une agence performante. Cette approche qualité va permettre de redéfinir l’ensemble des procédures, allant de l’accueil au suivi en passant par l’accompagnement, la relation entreprise ou encore la mise à niveau de ses infrastructures dans une ère de défis environnementaux et écologiques. Un partenariat avec l’Association Rawabet est également en cours pour que la démarche qualité prenne en compte l’accessibilité aux personnes porteuses d’un handicap sur tous les plans (accès physiques, vidéos pour sourds et malentendants, braille…).

Comment comptez-vous financer ces chantiers ?

Aujourd’hui, toutes les commissions sont prêtes et ont commencé à travailler sur tous ces axes. En plus de cela, tout l’argent est presque disponible pour financer notre vision. Cependant, on a décidé de ne pas toucher à la caisse de l’Etat (à part le paiement des salaires). L’idée est de trouver d’autres alternatives à travers des PPP, des bailleurs de fonds, des partenaires de coopération internationale, des entreprises…Depuis six mois, on est à la rencontre de tout le monde pour leur présenter notre vision et notre stratégie. On croit énormément à cette démarche et on est, bel et bien, sur la bonne voie puis qu’on a eu l’engagement de six partenaires qui sont la Banque africaine de développement (BAD), la GIZ, le programme des Nations-unies pour le développement (Pnud), le BIT (Bureau international du Travail), la Banque mondiale, la Fondation Tunisie pour le développement (FTD)…Tous ces partenaires se sont engagés auprès de l’Aneti pour nous accompagner dans le financement de notre vision en termes de design, d’aménagement, du type des services…Donc, tout l’engagement financier est là, sous forme de dons. Aucune dépense de l’Aneti ne sera faite à ce niveau-là. Actuellement, on évolue avec des pas lents mais stables et solides pour changer notre politique de financement et gagner de l’argent, loin de creuser le déficit qui existe actuellement.

Vous avez élaboré une feuille de route sur 5 ans et une vision sur 10 ans. Pourquoi cette division?

Pour le marché de l’emploi, il est très difficile de savoir où on sera en 2030, car des métiers qu’on ne connaît pas encore seront créés et d’autres vont disparaître. C’est pourquoi on a élaboré une feuille de route sur cinq avec une stratégie sur dix ans, pour inscrire et garantir la notion de continuité au sein de l’Aneti. Pour achever notre vision dans la continuité, la prochaine direction générale devrait présenter un programme sur les cinq ans d’après. Une telle mesure pourrait donner un exemple à l’administration publique pour savoir continuer à travailler sans que ce soit personnifié, sans effacer l’ardoise et recommencer à zéro. Après cinq ans, la prochaine direction générale devrait évaluer le travail réalisé, proposer les améliorations nécessaires et faire sortir une feuille de route plus efficace pour les cinq années, tout en assurant la pérennité et la continuité de l’Aneti.

Quels sont, selon vous, les secteurs porteurs d’emploi ?

En dépit du problème de chômage et des disparités régionales en Tunisie, certains secteurs offrent un climat favorable pour le recrutement ou pour gagner de l’argent. Le tourisme, l’agriculture, le textile, le secteur du numérique et des TIC, les industries électriques, l’énergie renouvelable,… et l’entrepreneuriat constituent un gisement important pour le développement de l’économie. Si la fonction publique est presque saturée, ces segments de marché sont des créneaux à développer pour éviter la migration des cerveaux et la hausse du taux des chômeurs.

Parlons chiffres, selon le rapport annuel de l’Aneti, en 2018, les entreprises actives dans les secteurs des industries manufacturières et des services contribuent à hauteur de 92% à la totalité des offres d’emploi. En effet, le secteur des industries manufacturières (y compris le textile) et le secteur des services (dont le tourisme) représentent les piliers majeurs de l’emploi, avec, respectivement, 53.837 postes d’emploi (53,5%) et 39.479 postes d’emploi (39,2%), sur un total de 100.695 emplois générés en 2018.

Pourquoi le changement de l’appellation du Sivp ?

Le Stage d’initiation à la vie professionnelle (Sivp) sera remodelé. Dans cette optique, le contrat s’appellera désormais «Contrat d’initiation à la vie professionnelle» ou Civp afin de protéger les droits des bénéficiaires et répondre aux besoins des entreprises en ressources humaines. Il vise aussi à permettre aux demandeurs d’emplois de s’intégrer plus facilement. Les employeurs seront désormais tenus de respecter les droits des détenteurs de diplômes de l’enseignement supérieur. Ainsi, ils ne seront plus considérés comme de simples stagiaires touchant une indemnité mensuelle de la part de l’État, notons que cette indemnité passera de 150 à 200 dinars. Ces mesures sont inscrites dans le décret gouvernemental numéro 542 qui fixe les programmes du Fonds national de l’emploi, au même titre que les conditions et les modalités pour en bénéficier.

Pour le contrat Al Karama, il vise à encourager les établissements privés à recruter les titulaires des diplômes de l’enseignement supérieur. Quant au contrat de service civique, il offre aux chômeurs, — 1 an après le décrochage du dernier diplôme scientifique —, la possibilité d’exercer une activité spécifique. Celle-ci devrait leur permettre de développer leurs aptitudes et d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles qui leur permettront de s’intégrer dans la vie active. Concernant le programme Forsati, il garantit un accompagnement aux jeunes porteurs de projets qui peuvent profiter d’une aide dans le but de réaliser leurs projets et bénéficier, dans ce cadre, d’une formation complémentaire en langues, en technologies de l’information, en communication, ou dans d’autres spécialités techniques, et ce, en fonction de la nature du projet. Finalement, le Programme d’accompagnement des promoteurs de petites entreprises est destiné aux promoteurs de petites entreprises. Ce programme a pour but de promouvoir l’esprit d’initiative, en leur garantissant un accompagnement et un soutien financier.

Source:https://lapresse.tn/

   

Dernière mise à jour
26/11/2022 a 23:23

 
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